Au cours des prochains mois, Debout pour l’école ! donnera la priorité à la diffusion d’une pétition adressée au ministre de l’Éducation :

PÉTITION AU MINISTRE DE L’ÉDUCATION
POUR UNE ÉCOLE ÉQUITABLE ET DE QUALITÉ

Compte tenu de ce qu’on sait de la situation actuelle dans les écoles québécoises et particulièrement des conditions de travail des personnels scolaires, Debout pour l’école !, qui défend une école équitable et de qualité, présente des mesures urgentes pour mieux assurer la qualité de l’enseignement et des apprentissages des élèves.

1. DIMINUER LES RATIOS ENSEIGNANT·E/ÉLÈVES
Trop d’élèves dans une classe nuit aux apprentissages, surtout dans les classes dites régulières, où sont intégrés de trop nombreux élèves en difficulté, et ce, sans les ressources nécessaires. Il s’ensuit que trop de temps est consacré à la gestion de la discipline, au détriment de l’enseignement et des apprentissages, et que les interactions significatives enseignant·e/élèves, tant en groupe que sur le plan individuel, diminuent. Il faut :
• abaisser les ratios enseignant·e/élèves au préscolaire, au primaire et au secondaire dans les classes du programme régulier où sont concentrés les élèves faibles ou ayant des difficultés particulières  ;
• réduire dans toutes les classes le nombre d’élèves handicapés ou ayant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage, pour permettre au personnel scolaire de leur offrir un soutien différencié ;
• augmenter, lorsque nécessaire, le nombre de classes d’adaptation scolaire avec un ratio enseignant·e/élèves plus bas que celui des classes régulières.

2. AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES PROFESSIONNEL·LE·S ET DES TECHNICIEN·NE·S
Les professionnel·le·s et technicien·ne·s en éducation travaillent dans plusieurs écoles et sont en nombre insuffisant pour répondre aux besoins des élèves ciblés. Il faut :
• augmenter le nombre de professionnel·le·s de l’éducation ;
• aménager différemment la tâche des personnes qui interviennent auprès des élèves en difficulté (orthopédagogues, orthophonistes, psychologues, etc.) : réduire le nombre d’écoles où ils travaillent ; réduire le nombre d’élèves à évaluer, à suivre ou à conseiller ; diminuer les tâches administratives non imposées par les professions ;
• assurer la stabilité des ressources professionnelles pour favoriser la continuité dans les interventions auprès des élèves ;
• assurer les communications entre les réseaux de la santé et de l’éducation afin de faciliter les demandes d’évaluation diagnostique, de diminuer le temps d’attente pour l’obtention du service et de donner aux personnels scolaires accès à toute l’information du dossier médical de l’élève.

3. DIMINUER LA PRÉCARITÉ
Au Québec, 42 % du corps enseignant n’a pas de permanence : il est à statut précaire. Quatre enseignant·e·s sur dix du primaire et du secondaire n’apprennent que peu de temps avant la rentrée scolaire quelle sera leur tâche (niveau d’enseignement et matières). Il faut :
• réduire le taux et le temps de précarité du corps enseignant en accélérant l’accès à la permanence ;
• assigner, pour l’enseignement au secondaire, des tâches aux enseignant·e·s dans leur champ de formation.

4. SOUTENIR LES DÉBUTANT·E·S
Au cours des cinq premières années d’emploi, 25 % des enseignant·e·s débutant·e·s abandonnent le métier parce que leurs conditions de travail ne leur permettent pas de l’effectuer de façon convenable. Il faut :
• soutenir les enseignant·e·s débutant·e·s en leur proposant des tâches adaptées à leur situation d’insertion professionnelle, en aménageant des conditions de travail plus favorables dans les cinq premières années, en les épaulant par des dispositifs d’insertion professionnelle (mentorat, par exemple) ;
• limiter au secondaire, la tâche d’enseignement à deux niveaux et à un maximum de 24 périodes/9 jours.

5. AUGMENTER LA RÉMUNÉRATION
Le corps enseignant québécois est le moins bien payé au Canada. Il faut :
• augmenter substantiellement la rémunération de tous les personnels scolaires.

6. AMÉLIORER LES INFRASTRUCTURES
Selon le Plan québécois des infrastructures de 2017, 55 % des écoles primaires et 47 % des écoles secondaires sont dans un état insatisfaisant, voire insalubre. C’est un milieu de vie peu favorable à l’apprentissage. Il faut :
• entreprendre un chantier majeur pour offrir des locaux adéquats à tous.

7. ENCOURAGER LA PRISE DE PAROLE
Les membres des personnels scolaires ne sont pas invités ou encouragés à prendre la parole publiquement pour illustrer les situations problématiques vécues. Ils sont même critiqués, voire pénalisés, s’ils prennent la parole publiquement pour en parler. Il faut :
• lever tout embargo sur la prise de parole publique des personnels de l’éducation concernant leur réalité ;
• inciter les enseignant·e·s à intervenir plus fréquemment dans les instances scolaires afin que leurs directions soient mieux informées des problèmes de l’école.

8. VISER UNE PLUS GRANDE MIXITÉ SOCIALE ET CULTURELLE DANS LES CLASSES
Toutes les mesures précédentes ne soutiendront l’idéal d’une éducation de qualité et d’équité que si les classes et les écoles sont des lieux d’une véritable mixité sociale et culturelle. Pour que l’école publique accomplisse sa mission d’instruire et d’éduquer tous les élèves afin qu’ils deviennent des citoyen·ne·s responsables, il faut :
• prendre les moyens nécessaires pour que cesse toute forme de sélection sur la base du rendement scolaire ou de la capacité de payer des parents pour avoir accès aux différents programmes offerts.

Pour une école équitable et de qualité

  

Pétition au ministre de l\’éducation – Octobre 2018

Compte tenu de ce qu’on sait de la situation actuelle dans les écoles québécoises et particulièrement des conditions de travail des personnels scolaires, Debout pour l’école !, qui défend une école équitable et de qualité, présente des mesures urgentes pour mieux assurer la qualité de l’enseignement et des apprentissages des élèves.

1. DIMINUER LES RATIOS ENSEIGNANT·E/ÉLÈVES
Trop d’élèves dans une classe nuit aux apprentissages, surtout dans les classes dites régulières, où sont intégrés de trop nombreux élèves en difficulté, et ce, sans les ressources nécessaires. Il s’ensuit que trop de temps est consacré à la gestion de la discipline, au détriment de l’enseignement et des apprentissages, et que les interactions significatives enseignant·e/élèves, tant en groupe que sur le plan individuel, diminuent. Il faut :
• abaisser les ratios enseignant·e/élèves au préscolaire, au primaire et au secondaire dans les classes du programme régulier où sont concentrés les élèves faibles ou ayant des difficultés particulières  ;
• réduire dans toutes les classes le nombre d’élèves handicapés ou ayant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage, pour permettre au personnel scolaire de leur offrir un soutien différencié ;
• augmenter, lorsque nécessaire, le nombre de classes d’adaptation scolaire avec un ratio enseignant·e/élèves plus bas que celui des classes régulières.

2. AMÉLIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES PROFESSIONNEL·LE·S ET DES TECHNICIEN·NE·S
Les professionnel·le·s et technicien·ne·s en éducation travaillent dans plusieurs écoles et sont en nombre insuffisant pour répondre aux besoins des élèves ciblés. Il faut :
• augmenter le nombre de professionnel·le·s de l’éducation ;
• aménager différemment la tâche des personnes qui interviennent auprès des élèves en difficulté (orthopédagogues, orthophonistes, psychologues, etc.) : réduire le nombre d’écoles où ils travaillent ; réduire le nombre d’élèves à évaluer, à suivre ou à conseiller ; diminuer les tâches administratives non imposées par les professions ;
• assurer la stabilité des ressources professionnelles pour favoriser la continuité dans les interventions auprès des élèves ;
• assurer les communications entre les réseaux de la santé et de l’éducation afin de faciliter les demandes d’évaluation diagnostique, de diminuer le temps d’attente pour l’obtention du service et de donner aux personnels scolaires accès à toute l’information du dossier médical de l’élève.

3. DIMINUER LA PRÉCARITÉ
Au Québec, 42 % du corps enseignant n’a pas de permanence : il est à statut précaire. Quatre enseignant·e·s sur dix du primaire et du secondaire n’apprennent que peu de temps avant la rentrée scolaire quelle sera leur tâche (niveau d’enseignement et matières). Il faut :
• réduire le taux et le temps de précarité du corps enseignant en accélérant l’accès à la permanence ;
• assigner, pour l’enseignement au secondaire, des tâches aux enseignant·e·s dans leur champ de formation.

4. SOUTENIR LES DÉBUTANT·E·S
Au cours des cinq premières années d’emploi, 25 % des enseignant·e·s débutant·e·s abandonnent le métier parce que leurs conditions de travail ne leur permettent pas de l’effectuer de façon convenable. Il faut :
• soutenir les enseignant·e·s débutant·e·s en leur proposant des tâches adaptées à leur situation d’insertion professionnelle, en aménageant des conditions de travail plus favorables dans les cinq premières années, en les épaulant par des dispositifs d’insertion professionnelle (mentorat, par exemple) ;
• limiter au secondaire, la tâche d’enseignement à deux niveaux et à un maximum de 24 périodes/9 jours.

5. AUGMENTER LA RÉMUNÉRATION
Le corps enseignant québécois est le moins bien payé au Canada. Il faut :
• augmenter substantiellement la rémunération de tous les personnels scolaires.

6. AMÉLIORER LES INFRASTRUCTURES
Selon le Plan québécois des infrastructures de 2017, 55 % des écoles primaires et 47 % des écoles secondaires sont dans un état insatisfaisant, voire insalubre. C’est un milieu de vie peu favorable à l’apprentissage. Il faut : 
• entreprendre un chantier majeur pour offrir des locaux adéquats à tous.

7. ENCOURAGER LA PRISE DE PAROLE
Les membres des personnels scolaires ne sont pas invités ou encouragés à prendre la parole publiquement pour illustrer les situations problématiques vécues. Ils sont même critiqués, voire pénalisés, s’ils prennent la parole publiquement pour en parler. Il faut :
• lever tout embargo sur la prise de parole publique des personnels de l’éducation concernant leur réalité ;
• inciter les enseignant·e·s à intervenir plus fréquemment dans les instances scolaires afin que leurs directions soient mieux informées des problèmes de l’école.

8. VISER UNE PLUS GRANDE MIXITÉ SOCIALE ET CULTURELLE DANS LES CLASSES
Toutes les mesures précédentes ne soutiendront l’idéal d’une éducation de qualité et d’équité que si les classes et les écoles sont des lieux d’une véritable mixité sociale et culturelle. Pour que l’école publique accomplisse sa mission d’instruire et d’éduquer tous les élèves afin qu’ils deviennent des citoyen·ne·s responsables, il faut :
• prendre les moyens nécessaires pour que cesse toute forme de sélection sur la base du rendement scolaire ou de la capacité de payer des parents pour avoir accès aux différents programmes offerts.

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